« J’ai tout obtenu parce que j’ai tout su dédaigner. Ma seule
ambition a été de voir; car voir, c’est savoir ! » La peau de chagrin, Honoré de Balzac
Publié en 1831, le roman La peau de chagrin fait partie de l'oeuvre de Balzac intitulée la Comédie humaine.
Ce conte fantastique relate la vie de Raphaël de Valentin, jeune homme ruiné qui échangea sa vie contre la réalisation de tous ses désirs. La peau de chagrin est le talisman dont il fit l'acquisition chez un antiquaire, alors qu'il attendait le moment propice de se jeter dans la Seine. À chacun de ses désirs, la peau rétrécissait jusqu'au jour où réduite à rien, Raphaël perdit la vie.
Les désirs tuent. Est-ce la conclusion qu'il faut tirer de ce roman ?
Ainsi Raphaël désira un somptueux banquet digne des libations grecques, se terminant par une démoniaque orgie. Il fut invité le soir même chez un amphitryon prodigue, par un ami qu'il croisa par hasard sur les bords de la Seine. Raphaël désira deux cent mille livres de rente. Il reçu un héritage d'un oncle éloigné qui fit de lui un multi-millionnaire. Et chaque fois, la surface de la peau diminuait. Alors pour préserver sa vie, Raphaël s'enferma dans son château et demanda à ses serviteurs de combler ses moindres désirs avant même qu'il put les formuler. Seul, menant une existence absurde et amère, conscient des pouvoirs qu'il avait sans les avoir utilisés à bon escient, Raphaël dépérit. Puis il trouva l'amour.
Et l'amour le précipita dans la mort.
Est-il préférable de vivre intensément moins longtemps, consumé par les désirs et les passions ? ou vivre une existence longue, mais fade et monotone ? Est-il nécessaire de satisfaire tous ses désirs pour être heureux ? Et pourquoi avons-nous tant de désirs ? Telles sont les questions que l'on se pose en refermant ce roman, questions auxquelles l'auteur ne répond pas...
Pour moi, une vie sans désir est comme une rose du Bengale, sans épine et sans parfum. Mais le désir est effrayant. Et derrière toute peur se cache un désir. La satisfaction du désir, c'est-à-dire le plaisir, dépend de notre aptitude à accepter la souffrance. Celui qui a peur de souffrir, aura également peur du plaisir. Désir, passion, plaisir sont l'énergie de la vie, sa force vitale, mais sont indissociables de la souffrance, tout comme la lumière est indissociable de l'ombre.
Publié en 1831, le roman La peau de chagrin fait partie de l'oeuvre de Balzac intitulée la Comédie humaine.
Ce conte fantastique relate la vie de Raphaël de Valentin, jeune homme ruiné qui échangea sa vie contre la réalisation de tous ses désirs. La peau de chagrin est le talisman dont il fit l'acquisition chez un antiquaire, alors qu'il attendait le moment propice de se jeter dans la Seine. À chacun de ses désirs, la peau rétrécissait jusqu'au jour où réduite à rien, Raphaël perdit la vie.
![]() |
| Rue d'Aligre (Paris, 1996) |
Et l'amour le précipita dans la mort.
| Prague (2007) |
Pour moi, une vie sans désir est comme une rose du Bengale, sans épine et sans parfum. Mais le désir est effrayant. Et derrière toute peur se cache un désir. La satisfaction du désir, c'est-à-dire le plaisir, dépend de notre aptitude à accepter la souffrance. Celui qui a peur de souffrir, aura également peur du plaisir. Désir, passion, plaisir sont l'énergie de la vie, sa force vitale, mais sont indissociables de la souffrance, tout comme la lumière est indissociable de l'ombre.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire