lundi 2 juillet 2012

Une semaine à la campagne


« Casamène est perché sur l'épaule ronde d'une petite montagne crépue de chênes bas, qu'octobre n'a pas encore mordus de sa flamme. »
La retraite sentimentale, Colette

Chalet L'Alto - Saint Adolph d'Howard (Québec)

Je suis tombée amoureuse… d’un petit chalet au toit pointu, au charme fou.

La première fois que je l’ai rencontré, les arbres montraient déjà leurs tiges osseuses. Il était emmitouflé dans sa forêt, un moelleux tapis de feuilles jaunes à ses pieds, quelques conifères alentour. Et le silence…

C’est donc avec une grande joie que j’ai retrouvé ce ravissant chalet il y a quelques jours à peine. Il avait, cette fois, les couleurs du printemps et brillait comme une émeraude dans son écrin de verdure.

À l’intérieur, la délicatesse de chaque détail invite à la détente, à l’abandon. Ce ne sont peut-être qu’un poêle à bois, une baignoire sur pattes, une verrière – perchée dans les arbres – où j’ai adoré croquer mes tartines du petit déjeuner, un lit à la couette si fraichement fleurie qu’on pense dormir en plein champ…  mais pour moi qui viens de la ville, toutes ces petites choses ont une grande importance. Et je ne peux oublier combien il est doux de recevoir la brise du dehors, couchée dans son lit, la tête tournée vers l’immense baie qui donne sur les arbres.

Je suis restée dans ce chalet une courte semaine. J’ai ainsi pu profiter de mes livres, de la forêt et d’un petit lac d’eau fraîche. Les sentiers de marche sentaient le miel et le champignon et offraient aux pieds ravis du promeneur, vallons, montagnes, rochers, étangs.

La pleine saison n’étant pas encore entamée, il n’y avait que très peu de monde. Pleinement intime avec la nature, j’ai ressenti un calme que le vrombissement de la ville a toujours éloigné de moi.

Et dans ce calme, remontant doucement à la surface de mon âme, s’est décanté l’essentiel... il n’est pas nécessaire de chercher, tout est déjà là.

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